Vous avez consacré environ neuf minutes à l’analyse des choix d’écriture et à leur rapport avec une question mondiale.
La conclusion remplit deux fonctions essentielles :
Elle rassemble l’argumentation et réaffirme son fil directeur.
Elle dégage les implications générales de la question mondiale.
Une conclusion efficace progresse en trois étapes
1. Reprenez l’apport de chaque œuvre
Consacrez deux ou trois phrases à chaque œuvre.
Retenez les observations les plus pertinentes de votre analyse.
Reformulez la question mondiale en faisant écho à votre introduction.
Expliquez ce que chaque auteur révèle finalement sur cette question mondiale.
Example
Antigone présente l’affrontement entre la conscience individuelle et l’autorité politique à travers le conflit entre Antigone et Créon.
Anouilh oppose le langage absolu d’Antigone au raisonnement pragmatique de Créon pour montrer le prix d’une autonomie maintenue jusqu’au bout.
1984 représente un pouvoir qui agit sur les gestes, la mémoire et le langage de l’individu.
Orwell associe la surveillance, les slogans et l’effondrement progressif de Winston pour montrer comment un régime autoritaire détruit la capacité de penser librement.
2. Comparez directement les œuvres
Formulez une ressemblance ou une différence significative dans leur traitement de la question mondiale.
Réunissez les deux œuvres dans une phrase comparative précise.
Reliez cette comparaison aux choix d’écriture déjà analysés.
Example
Anouilh présente une résistance individuelle qui demeure intacte malgré la mort, tandis qu’Orwell montre un pouvoir capable de briser intérieurement celui qui lui résiste.
3. Évaluez la portée de votre analyse
Proposez une réflexion finale sur l’importance de la question mondiale au-delà des œuvres.
Indiquez quelle œuvre communique cette question avec le plus d’efficacité, puis justifiez brièvement votre jugement.
Montrez pourquoi cette question conserve une pertinence contemporaine ou continue de nourrir la création littéraire.
Example
Les systèmes autoritaires continuent d’agir par la surveillance, la maîtrise de l’information et la limitation des choix individuels.
Ces œuvres montrent que la défense de l’autonomie personnelle dépend aussi de la capacité à préserver sa mémoire, son langage et son jugement.
La précision donne sa force à la conclusion
Une conclusion faible reprend des formules générales qui pourraient convenir à n’importe quelles œuvres.
Une conclusion précise nomme les interprétations essentielles et les choix qui les soutiennent.
La dernière réflexion doit découler de l’analyse développée pendant l’oral.
Example
Conclusion faible : Pour conclure, les deux œuvres explorent la question mondiale grâce à plusieurs procédés et montrent que les personnages sont affectés par le pouvoir.
Note
Les faiblesses de cette conclusion :
Elle reste vague et répétitive.
Elle ne présente aucune interprétation précise.
Elle laisse la comparaison et la portée générale dans l’ombre.
Example
Question mondiale : Pour conclure, *Antigone* et *1984* montrent comment l’autorité politique menace l’autonomie individuelle.
Antigone : Anouilh concentre ce conflit dans l’affrontement verbal entre Antigone et Créon, où la fermeté de l’héroïne préserve sa liberté morale malgré l’issue mortelle.
1984 : Orwell suit la destruction progressive de Winston par un régime qui contrôle ses actes, ses souvenirs et son langage.
Comparaison et évaluation : La résistance d’Antigone demeure entière, tandis que celle de Winston s’effondre, et le dénouement d’Orwell rend particulièrement saisissante la capacité du pouvoir à transformer la conscience.
Portée finale : Le rapprochement des œuvres révèle que la domination politique devient absolue lorsqu’elle atteint la manière dont une personne pense et se définit.
Note
Les qualités de cette conclusion :
Elle reprend l’interprétation essentielle de chaque œuvre.
Elle compare leurs perspectives avec précision.
Elle formule une évaluation justifiée de leur efficacité.
Elle dégage une idée finale claire sur la question mondiale.
La dernière phrase doit donner une portée à l’ensemble
Une conclusion nette peut suivre trois mouvements :
Reformulez la question mondiale en reprenant votre idée d’ouverture avec des mots nouveaux.
Comparez les deux œuvres dans une phrase centrée sur leur traitement de cette question.
Évaluez leur efficacité en précisant quelle œuvre transmet l’idée avec le plus de force et pourquoi.
La dernière phrase doit exprimer ce que l’ensemble de votre analyse permet de comprendre.
Tip
Votre conclusion doit paraître méritée par l’analyse qui la précède.
Elle formule clairement ce que vos observations démontrent ensemble.